#4 Géorgie: un ‘supra’ séjour

🛫Début mai, je suis partie en Géorgie, pays qui m’attirait depuis bientôt 4 ans et qu’il me tardait de découvrir 🇬🇪 .

Pour remettre les choses dans leur contexte, le pays se situe dans le Caucase, non loin de la Turquie et de la Russie, à mi-chemin, donc, entre l’Asie et l’Europe. Sa capitale est Tbilissi.

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Source: https://secretmuseum.net

La Géorgie faisait partie de l’URSS jusqu’en 1991, année de son indépendance, et elle est à présent une république parlementaire à part entière – pour la partie géo-politique et historique, je te laisse faire des recherches de ton côté, car ce qui nous intéresse ici, c’est la mangeaille 🤓🐽 (raison principale pour laquelle ce pays m’inspirait et m’inspire 💚) !

Mes découvertes culinaires les plus marquantes ont d’ailleurs été partagées dans les trois articles précédents, à savoir,:
– Le vin naturel géorgien
– Un dîner dans le restaurant du chef G. Baghdoshvili (Chveni)
– Un atelier confection et dégustation de ‘ravioles’ locales (khinkali)

Ce quatrième et dernier volet te présente donc les autres mets dégustés pendant cette aventure géorgienne, histoire que tu puisses avoir un aperçu légèrement plus diversifié de la gastronomie nationale. « Légèrement », parce que, un peu comme pour la gastronomie française ou indienne, j’ai l’impression qu’une vie ne saurait suffire pour goûter ne serait-ce que la moité de ce qui se fait dans le pays !


Commençons par le salé.

lobio

Lobio: spécialité de la ville de Mskheta; plat que je voulais tenter de cuisiner depuis un moment ! C’est une espèce de soupe aux haricots rouges longuement mijotés, assaisonnée d’oignons, de coriandre et de sel & poivre. Visiblement, il est coutume de d’accompagner cette soupe avec des légumes ou des aromates en saumure. Ici, un en particulier aura retenu mon attention: le jonjoli (ou Staphylea colchica), reconnu pour ses propriétés digestives, et jusque là inconnu pour moi !
Ce plat, servi dans un pot en terre cuite, est sûrement un de ceux que j’ai le plus apprécié pendant mon voyage. Et, malgré la nullité de mon système digestif avec les légumineuses, je n’ai eu aucun souci à ce niveau là !

lobiani

Lobiani: tant qu’on est dans les haricots rouges, restons-y ! Je te présentais d’ailleurs ce plat dans le deuxième article de mon voyage, n’hésite donc pas à y jeter un œil. Dégusté à deux reprises, il s’agit, de loin, de celui que j’ai préféré. Pour faire simple, c’est un pain fourré aux haricots rouges préalablement écrasés avec diverses épices et aromates et, très certainement, du beurre. Ici, le lobiani a été cuit au feu de bois et était, de ce fait, ab-so-lu-te-ly Dé-LI-CIEUX. Plus encore que celui du 2e article, alors qu’il a été commandé dans un sympathique restaurant en bord de route (mais dont la réputation n’est apparemment plus à faire, et ça se comprend !)

kababi

Kababi: obligée d’y goûter après avoir lu les éloges qu’Alexandre Dumas faisait de ces brochettes de viande dans son livre. Toujours dans le même petit resto ‘routier’, je me laisserai donc influencer et tenter par le fameux kababi, dont la cuisson se fait au four traditionnel, sur le même principe que le four tandoor en Inde.
Et quelle découverte ! J’ai vite compris pourquoi Dumas en faisait littéralement tout un plat: la viande (ici un mix porc/boeuf) est juteuse, justement épicée (peut-être un peu riche en oignons xD) et les aromates parfument le tout à la perfection! Il peut être dégusté avec un pain plat, mais je trouve que ces brochettes se suffisent à elles-même. Avis aux carnivores !

PdT

Akhali Kartophili: des patates nouvelles et de l’ail rôtis (au beurre, en théorie). Sel, poivre, aneth fraîche, et c’est tout. Dans ce resto en tout cas, car je crois que tu peux mettre des oignons, coriandre et du piment, si tu le souhaites. Simple, mais efficace ! Le tout servi avec du tkemali, sauce âcre et acide à base de prune sauvage et de piment. Clairement pas mon kiffe, mais je dois avouer qu’elle passait bien, avec ces patates (j’ai surtout vu le tkemali en accompagnement de viandes).

aubergine

Nigvziani Badridjani: tranches d’aubergine grillées, roulées et fourrées à la ‘pâte’ de noix, coriandre et ail elle-même épicée au khmeli-suneli (un mix principalement composé d’aromates séchés comme la marjolaine, l’aneth, la coriandre, etc.). Mon avis absolument objectif de fan d’aubergine et d’oléagineux ? Une tuerie !! Surtout qu’il s’agissait là d’une version fait-maison par la maman de Tamara, ma copine-guide du séjour xD
Bon, si tu es au régime, oublie: c’est quand même assez fat ! Mais tu ne sais pas ce que tu loupes…

poulet

Chakhokhbili: c’est une soupe au poulet cuit à l’étouffé avec de la sauce tomate (et parfois, des œufs), beaucoup de coriandre/herbes fraîches et relevée aux épices. C’était vraiment hyper bon (et fait maison ), mais malheureusement, je dégustais ce plat à la fin de mon séjour, et le piment rouge ingurgité depuis mon arrivée avait déjà bien retourné mon estomac… je n’ai donc savouré cette soupe qu’à moitié. Mais hâte d’y goûter à nouveau (en prévoyant un jour off pour mon bidou le lendemain #intoléranceauxoeufs) !

Pirosmani_2

Khinkali: les fameuses raviolis géorgiennes ! Rdv par là pour plus de détails.

Lavashi (shoti puri): LE pain géorgien, cuit au toné (თონე), le four traditionnel similaire au tandoor. À base de farine de blé (eh oui!), ce pain n’est ni plus ni moins l’équivalent de nos baguettes: on le trouve à chaque coin de rue et à chaque table ! Même au niveau du goût, on s’y rapproche. Le shoti puri (puri = pain), a une forme d' »ogive » (contrairement à son acolyte rond dont j’ai oublié le nom), et il est relativement plat car il ne contient pas de levure.
C’est assez impressionnant de voir comment le pain est cuit puis récupéré ! Mieux vaux être heatproof un minimum !

pain_perdu

Pain perdu salé: j’ignore le vrai nom de ce plat, et je ne devrais pas l’appeler ainsi puisqu’il ne contient ni lait, ni œuf ni beurre xD. Je l’ai découvert lors de la visite de la cave à vin et c’était une bien bonne surprise ! Si ma mémoire est bonne, il s’agit de pain dans de l’huile de tournesol, des oignons jeunes frits, de l’ail, de la coriandre et du vinaigre. Comment on le prépare ? c’est une bien bonne question; j’étais trop occupée à manger pour demander !

Côté sucré, j’ai pu découvrir:

perog

Perog: petit « palets » ou espèce de scones, ici fourrés aux haricots rouges et à la confiture de framboise. Pâtisserie intéressante; le haricot rouge semble atténuer le côté sucré de la confiture. Assez bourratif et consistant, mais assez bon. Si tu es sucré au petit-déjeuner mais pas trop, ça peut ché-mar :B

scones

Biscuits aux œufs et à la crème: assez classique et dans le même esprit que les perog; ils étaient légèrement parfumés et sentaient bien les produits laitiers 😛 mais rien d’exotique, pour le coup. Utile si tu n’oses pas te risquer à des choses radicalement différentes de ce qu’on pourrait trouver chez nous, ceci-dit 😉

Confiture de noix et de pastèque: de la confiture comme on pourrait en trouver chez nous, justement ! Mais ces deux saveurs m’intriguaient (parmi le large éventail qu’on peut trouver sur place).
La confiture de pastèque n’a pas tellement retenue mon attention, mais celle de noix est plutôt originale car complètement différente de ce à quoi je m’attendais. L’enveloppe des noix sert en fait directement à la confection de la confiture… et n
Si tu es amateur.trice de confitures, saches qu’elles font visiblement bien partie de l’alimentation des géorgiens, mais je les ai trouvées beaucoup trop sucrées ! (Paroles de bec salé :B)

pelamushi

Pelamushi: j’en parlais dans mon second article: le dîner dans un restaurant de Tbilissi. Je te laisse consulter l’article en question pour en savoir plus sur ce dessert à base de jus de raisin et de farine 🙂

Churchkhela,  Sweet sujukh - nuts covered with grape or pomegranate juice

Churchkhela: directement conçu à partir du pelamushi. De prime abord, on croirait des saucisson, mais non: il s’agit de noix ou de noisettes accrochées à un fil et que l’on trempe dans le pelamushi avant de les suspendre pour les faire sécher. C’est une friandise très populaire en Géorgie et je n’ai pas vu une seule ville qui n’en vendait pas ! Le churchkhela peut-être assez surprenant au goût et à la texture, car peu sucré et dur à mâcher ! Il parait que les guerriers avaient l’habitude de toujours en avoir sur eux, car le churchkhela tient au corps.

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Source: tribaltic.lv

« Tarragonade »: ou « estragonade » (tarragon = estragon); tu l’auras compris, il s’agit ni plus ni moins d’un soda à l’estragon. Un peu trop sucré pour moi (#chieuse), mais je ne bois que rarement ce genre de breuvages :B Çà n’en restait pas moins surprenant ni goûteux ; à tester ne serait-ce que pour l’originalité du produit !


Malheureusement pour moi, je n’ai pu déguster presque aucun plat à base de fromage (eh non, pas même le fameux khachapuri), mais j’espère tout de même en avoir l’occasion.
En tout cas, de nouvelles découvertes sont à venir, car il y a de fortes chances que je retourne en Géorgie à l’automne. Déjà contente de pouvoir profiter de produits frais, locaux et de saison 😀 !

Stay tuned 😉 …

N.B: concernant le titre, le terme « supra » se réfère au festin traditionnel géorgien où la bouffe n’en finit plus. Jeu de mots facile, je te l’accorde.

 

Retrouve les épisodes précédents de mon voyage:

Géorgie #1: Le Grenier de toutes les caves
Géorgie #2: Bienvenue Chveni
Géorgie #3: Une Montagne de raviolis

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